Remettre en état plutôt que remplacer
Un cabanon dont la structure est saine mérite d'être repris. Un plancher pourri, un bas de mur gonflé ou une toiture qui coule sont des réparations ciblées, et elles coûtent une fraction d'un bâtiment neuf. La question est de savoir jusqu'où va le dommage.
Le plancher, le point de départ habituel
C'est presque toujours par là que ça commence : contreplaqué posé trop près du sol, absence de ventilation par en dessous, eau qui s'infiltre au seuil. On sonde les solives avant de décider, parce qu'un plancher refait sur des solives attaquées ne tient pas plus longtemps que l'ancien.
Les portes qui ne ferment plus
Neuf fois sur dix, ce n'est pas la porte, c'est l'assise. Le bâtiment s'est affaissé d'un côté, le cadre s'est vrillé. Remettre de niveau et rétablir l'équerrage règle le problème à la source ; raboter la porte le déplace d'un an.
La toiture
Bardeau en fin de vie, solin de mur manquant, membrane de sous-couche absente au débord. Un cabanon a une petite surface de toit, donc une réfection reste abordable, et c'est le travail qui protège tout le reste. Une fuite laissée un hiver de plus ne reste jamais une affaire de toiture : elle descend dans les murs, puis dans le plancher.
Savoir quand arrêter
Si la structure est affaissée sur plusieurs côtés, si les colombages sont attaqués au bas de tous les murs, la réparation revient plus cher qu'un bâtiment neuf. Nous le disons avant d'engager les heures, pas au milieu du chantier.